1983 Manuel Reyes SP/CY (ex John Dearman)
| Année | 1983 |
| Dessus | Épicéa |
| Dos et côtés | Cyprès |
| Longueur de l'échelle | 656 mm |
| Largeur au sillet | 54 mm |
| Finition | French Polish |
| Pays | Espagne |
| Condition | Excellent |
| Exchange | ExchangePlus |
| Luthier | Manuel Reyes |
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Le regretté Manuel Reyes de Cordoue est considéré comme l'un des plus grands et des plus recherchés luthiers de flamenco de l'histoire. Réputé pour son savoir-faire exceptionnel et le son authentique du flamenco andalou, il fabriquait ses guitares au cœur de la vieille ville de Cordoue, dans le sud profond de l'Espagne. Ses instruments ont été joués par des dizaines de professionnels du flamenco à travers le monde, parmi lesquels Vicente Amigo, Tomatito et Paco Serrano. À sa disparition en 2014, sa liste d'attente pour de nouveaux instruments restait fermée pendant des années, tant elle était longue.
Le son de cet instrument est doux, beau et lyrique, tout en conservant la fougue et l'énergie du flamenco : lorsqu'il est joué mélodiquement, il chante comme une voix humaine, mais il révèle aussi une puissance incroyable lorsqu'on le sollicite. Les aigus, puissants et expressifs, sont équilibrés par des basses profondes, riches sans être envahissantes. Malgré sa douceur, le son conserve une réponse incisive lorsqu'on le pousse dans la bonne direction ; les rasguedos, en particulier, sont explosifs et puissants. La table d'harmonie présente deux réparations internes, au niveau de la partie inférieure, côté basses, effectuées à l'aide de patchs en tissu. Hormis cela, la guitare est en excellent état, avec seulement quelques légères marques d'usure normales sur le vernis. Cette guitare est un véritable chef-d'œuvre, qui saura ravir le musicien ou le collectionneur le plus exigeant. À ce jour, elle n'a eu qu'un seul propriétaire : John Dearman, membre du Los Angeles Guitar Quartet et lauréat d'un Grammy Award. Découvrez son histoire ci-dessous !
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Le regretté Manuel Reyes de Cordoue est considéré comme l'un des plus grands et des plus recherchés luthiers de flamenco de l'histoire. Réputé pour son savoir-faire exceptionnel et le son authentique du flamenco andalou, il fabriquait ses guitares au cœur de la vieille ville de Cordoue, dans le sud profond de l'Espagne. Ses instruments ont été joués par des dizaines de professionnels du flamenco à travers le monde, parmi lesquels Vicente Amigo, Tomatito et Paco Serrano. À sa disparition en 2014, sa liste d'attente pour de nouveaux instruments restait fermée pendant des années, tant elle était longue.
Le son de cet instrument est doux, beau et lyrique, tout en conservant la fougue et l'énergie du flamenco : lorsqu'il est joué mélodiquement, il chante comme une voix humaine, mais il révèle aussi une puissance incroyable lorsqu'on le sollicite. Les aigus, puissants et expressifs, sont équilibrés par des basses profondes, riches sans être envahissantes. Malgré sa douceur, le son conserve une réponse incisive lorsqu'on le pousse dans la bonne direction ; les rasguedos, en particulier, sont explosifs et puissants. La table d'harmonie présente deux réparations internes, au niveau de la partie inférieure, côté basses, effectuées à l'aide de patchs en tissu. Hormis cela, la guitare est en excellent état, avec seulement quelques légères marques d'usure normales sur le vernis. Cette guitare est un véritable chef-d'œuvre, qui saura ravir le musicien ou le collectionneur le plus exigeant. À ce jour, elle n'a eu qu'un seul propriétaire : John Dearman, membre du Los Angeles Guitar Quartet et lauréat d'un Grammy Award. Découvrez son histoire ci-dessous !
J'étais à la fin de mes études à l'USC, en juin 1983, quand j'ai reçu un appel d'un grand ami, guitariste exceptionnel et collectionneur averti. Il m'a dit, avec une certaine urgence, que le grand luthier de Cordoue, Manuel Reyes, venait de l'informer que les deux guitares qu'il avait commandées cinq ans auparavant étaient terminées et qu'il fallait que je règle la facture pour qu'elles soient expédiées rapidement. Il m'a aussi confié qu'il était un peu fauché à l'époque et qu'il n'avait pas les moyens de s'offrir les deux guitares. Il m'a donc conseillé d'en acheter une. Je lui ai répondu que j'étais moi aussi dans une situation financière précaire (après tout, nous étions tous les deux guitaristes classiques, la vingtaine !) et qu'en plus, je n'avais jamais entendu parler de ce Reyes ! Il m'a alors dit : « Crois-moi, tu DOIS acheter cette guitare, tu me remercieras un jour ! ». Je savais qu'il s'y connaissait (il avait été élève de Romero et avait commencé à commander directement des guitares Miguel Rodriguez au milieu des années 70 – un type brillant), alors je lui ai emprunté de l'argent et la guitare était à moi.
— John Dearman, novembre 2025
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